Cette semaine dans les salles, Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1 a emballé la rédaction. Et comme nous avons l'habitude de prêcher pour ce que nous aimons, voici 10 bonnes raisons pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de se précipiter dans les salles pour découvrir le meilleur épisode de la saga.
1 - La seule franchise qui se bonifie avec le temps
Arriver à égaler Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé, jusqu'alors le plus abouti de la franchise, n'était déjà pas mince affaire. Et pourtant, Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1 surpasse l'opus précédent. A ce titre, il suffira de revoir la saga dans son intégralité pour constater à quel point les films ont su évoluer avec leur public et devenir toujours plus exigeants, tant sur le plan narratif, technique, qu'artistique. Avec son atmosphère visuelle et sonore chiadée, ses ruptures de rythme audacieuses et ses acteurs habités par leurs personnages, Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1 lorgne davantage vers le cinéma d'auteur que le blockbuster tout public.
2 - Prix du meilleur scénario de la saga
Parce que l'adaptation du tome 7 fait l'objet de deux films, Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1 s'impose sans difficulté comme le meilleur sur le plan de l'écriture. Présent sur tous les volets à l'exception du 5e, le scénariste Steve Kloves signe un scénario plus que jamais fidèle à l'œuvre de J.K. Rowling, dont il décrypte avec finesse les enjeux. Il délivre également un récit plus aéré, qui permet enfin de rendre justice aux personnages, dont l'amitié est ici mise à rude épreuve, et de retrouver à la fois l'émotion et les montées d'adrénaline du roman.
3 - David Yates, la révélation
Succédant à Christopher Colombus, Alfonso Cuaron et Mike Newell, David Yates progresse de films en films et s'impose comme la grosse révélation de la franchise. Plutôt que de se reposer sur ses acquis, le cinéaste prend le risque de changer de ton dans ce 7e volet qui joue la carte d'une tonalité plus réaliste. Plongeant ses personnages dans des situations chaotiques, utilisant les somptueux décors pour appuyer leur solitude, le film excelle aussi bien dans les pics de tension dramatique (les conflits entre Harry et ses amis), que dans les scènes d'action, telles que ces affrontements à la baguette qui explosent à l'écran comme des fusillades (la scène dans le bar moldu, l'attaque de la maison de Lovegood) ou les séquences purement atmosphériques (l'arrivée dans la maison de Bathilda Bagshot). David Yates fait également ses preuves en tant que directeur d'acteurs, Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson révélant à présent une véritable aisance devant sa caméra. Autant dire que nous assistons avec ces trois derniers volets de la saga Harry Potter à l'émergence d'un cinéaste prometteur.
4 - Le film d'Emma Watson, alias Hermione Granger
Jusqu'alors un peu inégale par rapport à ses deux compagnons d'armes, Emma Watson crée la surprise dans ce Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1. Il faut dire que son personnage est largement mis à l'honneur, déterminant le plan d'action des trois jeunes gens et sauvant la mise à plus d'une reprise dans l'action. D'un naturel qui lui faisait jusqu'alors parfois défaut, Emma Watson explore dans cet opus une gamme d'émotions autrement plus riche et vole plus d'une fois la vedette à ses deux camarades. Harry Potter 7 - Partie 1 est indéniablement l'épisode d'Hermione Granger, et donc d'Emma Watson.
5 - Lord Voldemort, le Hitler des Sorciers
Dans ce septième épisode, Lord Voldemort prend le contrôle du Ministère de la Magie et dévoile ses véritables intentions : exterminer les sorciers au sang "impur", c'est-à-dire d'ascendance moldue. Une idéologie qui rappelle un sombre chapitre de l'Histoire et s'exprime ici par des arrestations musclées effectuées par les Rafleurs (les SS de Voldemort) et des interrogatoires menés par Dolores Umbridge qui ne laisse aucune chance aux accusés. Face à cette nouvelle dictature, chaque sorcier réagit à sa manière, entre les collabos qui y prennent plaisir ou participent à la propagande (comme le Daily Prophet), les êtres désespérés qui dénoncent leur prochain sous la pression du chantage, et la Résistance incarnée par l'Ordre du Phoenix.
6 - Brasil chez les Sorciers
L'une des scènes les plus stimulantes de ce 7e volet s'avère être l'infiltration dans le Ministère de la Magie par Harry, Ron et Hermione, transformés en employés grâce au miracle du Polynectar. Une scène qui permet de découvrir davantage l'intérieur du Ministère : exit le Département des Mystère vu dans le 5e opus, le film s'attarde cette fois sur le quotidien des employés, dressant un tableau satirique qui ne sera pas sans évoquer quelques classiques d'anticipation, de Brasil à 1984, tant pour la surveillance et la présence de forces policières que pour l'organisation bureaucratique. Utilisant la musique comme élément narratif à part entière, David Yates déploie tout son talent en naviguant entre le comique (les employés gérant la paperasse, Ron déboussolé) et le dérangeant (l'interrogatoire), délivrant une scène enlevée qui se conclut par un pic de suspense.
7 - Bathilda Bagshot : quand Harry Potter flirte avec le film d'horreur
Tout commence par la visite de Harry et Hermione dans le village de Godric's Hollow (superbe décor créé dans le style Tudor et monté dans les studios Pinewood), un passage qui fait prendre toute son ampleur à l'histoire de la famille de Harry, jusqu'alors cantonnée à quelques flashbacks aseptisés. Mais lorsqu'ils suivent dans sa demeure Bathilda Bagshot, sorcière âgée au visage inquiétant, ils ne se doutent pas du sort qui les attend. Avant de faire exploser l'action, faisant flirter le film avec le genre de l'horreur, David Yates prend le temps d'opérer une incroyable montée de tension en immergeant les deux jeunes gens dans une ambiance glauque et malsaine, entretenue par un travail minutieux sur les décors (le chef décorateur Stuart Craig, décidément inspiré), une partition atmosphérique et une photographie jouant sur des noirs abyssaux pour nous plonger en plein cauchemar. Si la scène collait déjà le frisson sur le papier, elle renouvelle l'exploit sur le grand écran.
8 - La légende des Reliques de la Mort en images
Énorme surprise, le récit de la légende des Reliques de la Mort fait partie des moments de bravoure du métrage. Entièrement réalisée en animation 3D par le Suisse Ben Hibon (remarqué avec le court métrage Code Hunter et prochainement réalisateur d'une nouvelle version de Peter Pan), la séquence est mise en scène avec une élégance et une fluidité admirables, s'appuyant sur une palette de couleurs limitée et un graphisme stylisé de sensibilité européenne. Ou comment utiliser la 3D autrement qu'en reproduisant la réalité ou en imitant Pixar. Un grand moment de cinéma qui imprime au film - et à la saga - un incroyable souffle poétique.
9 - Alexandre Desplat : un nouveau souffle musical
Après John Williams, Patrick Doyle et Nicholas Hooper, Alexandre Desplat (Benjamin Button, Un Prophète, The Ghost-Writer) prend la relève pour les deux ultimes épisodes de la franchise. Pour la première fois dans la franchise, le film ne débute pas par le célèbre "thème d'Hedwige" composé par John Williams, une mélodie qui ne sera reprise que brièvement à deux reprises. Dès l'introduction du métrage, la partition d'Alexandre Desplat donne le ton, installant un climat anxiogène et crépusculaire qui ne nous lâchera plus. A l'instar du film, la bande-originale de Harry Potter 7 - Partie 1 délaisse la fantaisie au profit d'une atmosphère noire, habitée par l'incertitude, où sont distillées quelques touches de féérie, tandis que les morceaux émotionnels jouent la carte de la sobriété. Alexandre Desplat travaille les ambiances et creuse l'état d'esprit des personnages plutôt que de paraphraser leurs actions, opérant parfois plusieurs changements de tonalité dans un même morceau pour suggérer l'instabilité de leur univers. L'un des morceaux les plus libres s'avère être "Bathilda Bagshot", montée de tension suivie d'une explosion agrémentée d'une vraie folie, emmenée par une flûte évoquant celle d'un charmeur de serpent.
10 - Quand Nick Cave prend les commandes
Autre "première fois" sur le plan musical, un titre déjà existant est utilisé comme élément de la narration. Et pas n'importe lequel : le sublime O'Children de Nick Cave and the Bad Seeds, présent sur l'album The Lyre of Orpheus. La scène, qui n'existe pas dans le roman, se déroule juste après le départ de Ron suite à une vive altercation avec Harry, et voit ce dernier inviter Hermione à danser sous la tente. Un touchant requiem à l'enfance, une trêve éphémère mais salvatrice dans de ce passage à l'âge adulte précipité et douloureux. Quand Nick Cave prend les commandes, on obtient l'une des scènes les plus émouvantes de la saga.
Réactions
Par
fandecine le Mardi 18 Janvier 2011, 13h08
Ce n'est pas la première fois que je m'étonnes de voir une critique si positive de Film Actu et de reparti si déçu de la salle de cinéma. Je l'avoue je n'ai pas lu les livres mais j'ai toujours été sensible à l'ambiance magique qui émanaient des films Harry Potter. Mais la je suis désolé de dire que depuis que Yates est passé à la réalisation, le rythme souffre d'une lenteur incroyable et l'histoire n'avance pas, à tel point que je suis toujours surpris devant le générique de fin tellement je suis resté sur la mienne. Bref ce film est à déconseiller et je commence presque à vouloir lire les livres car les films m'ont rarement satisfait jusqu'à présent....
la première partie du roman est aussi lente que dans le film.. et je te conseille de lire toute la saga pour découvrir de nouvelles choses (surtout pour le livre 6 qui a été détruit dans le film)
Par
Pistouman le Mardi 30 Novembre 2010, 19h12
Comme l'indique Elodie Leroy, il s'agit d'une des rares sagas qui a su s'améliorer de film en film. Même le réalisateur a trouvé ses marques et "l'interlude" animé racontant l'histoire des Reliques de la mort est vraiment une excellente surprise.
Ce n'est pas la première fois que je m'étonnes de voir une critique si positive de Film Actu et de reparti si déçu de la salle de cinéma. Je l'avoue je n'ai pas lu les livres mais j'ai toujours été sensible à l'ambiance magique qui émanaient des films Harry Potter. Mais la je suis désolé de dire que depuis que Yates est passé à la réalisation, le rythme souffre d'une lenteur incroyable et l'histoire n'avance pas, à tel point que je suis toujours surpris devant le générique de fin tellement je suis resté sur la mienne. Bref ce film est à déconseiller et je commence presque à vouloir lire les livres car les films m'ont rarement satisfait jusqu'à présent....
La meilleure adaptation de la saga! Tout simplement géniale! Les gens qui critiquent sont soit des gens qui n'aiment pas l'univers Harry Potter (faut être con pour allé au ciné dans ce cas là...), soit des gens qui n'ont pas lu les livres. Dans ce deuxième cas, on ne peut pas reprocher à Yates d'avoir fait ce film pour les "vrais" fans. Alors oui, il y a de nouvelles scènes, oui, il y a des trous. Mais il ne faut pas oublié que c'est une adaptation!!
Ce film retranscrit à merveille la tension et la noirceur du dernier livre (adapté pour les 10 ans et +, le livre étant bien plus violent).
A voir sans plus tarder!
A VOIR D'URGENCE !!!http://www.dailymotion.com/video/xfps30_in-shot_shortfilms
On a pas du aller voir le même film alors, déjà le sixième film a été raté donc faire mieux n'est excessivement très dur, déjà au niveau du scénario le sixième film est une honte sans nom...Alors dire que le dépasser est je cite "Arriver à égaler Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé..." est pas très dur...
Ensuite bah le scénario de ce dernier film, pas trop bancal, enfin je veux dire si t'aimes les effets spéciaux, les faux raccords, les soucis de logiques qui font que le film ne veut rien dire...
Enfin je sais que de nos jours la majorité des gens vont juste voir les éclairs tout ça et s'en foutre que l'histoire ait quelques lacunes mais de là à le mettre sur un piédestal, c'est faire un doigt d'honneur à d'autres films qui eux sont réussis.
Et par pitié que ce producteur et ce scénariste arrêtent de faire des merdes pareils...
Le meilleur des films de Harry Potter! J'ai vraiment adorée ![]()
Me comparer à Lord Voldemort, c'est une honte ! Il ne fait même pas la moitié de ce que j'ai accomplie. Si on commence à faire ce genre de comparaison, je me demande où va le monde.
Par
LeMoi le Samedi 27 Novembre 2010, 8h06
"Lord Voldemort, le Hitler des Sorciers"
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