A l'instar des autres titres de la collection Blu-Ray, Goldfinger retrouve l'intégralité des bonus proposés sur la précédente édition ultimate. C'est donc sans surprise que l'on retrouve les deux pistes de Commentaires audio. Si dans la forme le narrateur/historien donnant la parole aux intervenants enregistrés séparément, voire lors d'interviews, s'égare parfois dans la contemplation excessive ("Untel demeure le personnage le plus emblématique de toute l'histoire du cinéma d'aventure" etc.), les infos qu'il donne lui-même lorsqu'il entrecoupe Guy Hamilton, ou les anecdotes du réalisateur demeurent de croustillantes révélations que le second DVD n'a pas forcément le temps d'aborder. Dans la même veine, la seconde piste donne la parole aux techniciens divers et propose encore quelques morceaux d'interviews pas forcément inintéressantes, mais grandement répétitives avec la première.

Sous l'appellation Les dessous du MI6 se cache en réalité les nouveaux bonus de la collection ultimate. Pas de réelles nouveautés néanmoins puisque l'on y retrouvera essentiellement des documents d'archives partiellement utilisés dans les making of et rétrospectives principales diverses. En tournée avec l'Aston Martin (11min13) se présente comme la version britannique d'époque de ce que nous connaissons sous le titre de Turbo en France. L'interview ouverte d'Honor Blackman (3min48) est en réalité une junket préenregistrée destinée aux émissions de télé diverses, avec des réponses toutes faites par la comédienne et auxquelles les animateurs auront pris soin d'ajouter une question. Sean Connery sur le plateau de Goldfinger (3min03), comme son nom l'indique, nous offre une interview éclair du comédien entre deux prises où il prendra pourtant le temps de nous parler de sa vie hors travail. Enfin, les essais de Theodore Bikel et Tito Vandis (5min23 et 4min01) dévoilent les deux malheureux passés à côté du rôle de Goldfinger.

Le gros des bonus se situe bien évidemment dans la section Les Dossiers. On y retrouve Le Making of de Goldfinger (24min59), à savoir une rétrospective concise qui trouve le moyen de survoler certains des points les plus inattendus de la production du film. En effet, dans un but ludique, on préférera ici presque le point d'honneur que mettent Guy Hamilton (à travers une interview fleuve) et Sean Connery (images tirées d'un entretien datant du tournage de Soleil Levant) à se pencher sur quelques anecdotes croustillantes. Plus particulièrement sur l'utilisation de l'Aston Martin, le doublage intégral de Gert Frobe qui ne parlait pas un mot d'anglais, les cascades effectuées par Honor Blackman, la paye des figurants autour de Fort Knox ou le personnage de Oddjob. Le phénomène Goldfinger (28min02) complète le making of et se penche sur la déferlante marketing ayant inondé l'Angleterre lors de la sortie du film. Jouets, reproductions de la célèbre voiture, interviews, galas et campagnes publicitaires en tous genres ont su rebondir sur le succès annoncé du film de Guy Hamilton. Amusant et bourré d'images d'archive, le documentaire aurait néanmoins gagné à demeurer un peu plus humble et ne pas basculer dans l'excès de superlatifs parfois déplacés. Publicité originale (2min08) met en scène Harold Sakata. Jolie pièce d'archive en l'état, elle ne présente néanmoins aucun intérêt puisque l'on pourra la découvrir dans son intégralité dans le documentaire précédent.

Enfin, les sections Ministère de la propagande et Banque d'images proposent respectivement les bandes annonces, spots TV, et spot radio pour l'un, et de longues galeries défilantes de photos de plateau pour l'autre. Les missions de 007 est un segment de remplissage purement et simplement inutile dont le seul intérêt est de donner accès à certaines scènes du film. Un menu pour les gadgets, un pour les femmes, un pour le générique, etc, qui aboutissent chacun à un court extrait... Dispensable mais présent sur tous les titres de la collection.