Blu-ray / Test Blu-ray / le 05/10/2011, 11h00
Test Blu-ray : Je veux seulement que vous m'aimiez
Rainer Werner Fassbinder n’aura jamais mis autant de lui dans un film comme dans Je veux seulement que vous m’aimiez. Ce chef d’œuvre méconnu du réalisateur allemand réalisé pour la télévision en 1976 s’avère être une des œuvres fondamentales de sa longue filmographie. Le réalisateur du Droit du plus fort et de Martha s’attache ici au destin d'un homme en quête de reconnaissance et surtout d’amour auprès de ses parents. Après une ressortie en salles début 2011, Carlotta édite ce film en DVD et Blu-ray le 5 octobre 2011. Retrouvez notre test Blu ray de Je veux seulement que vous m'aimiez à travers notre critique Image, Son et Bonus.
Par Sabrina Piazzi
Image :
9/20
Le générique et les plans d'ouverture font un petit peu peur en raison de nombreux fourmillements, du grain très appuyé, une définition chancelante, etc. Puis, au premier changement de plan, le piqué se raffermit instantanément, les contrastes sont tranchés et les détails apparaissent aux quatre coins de l'écran. La restauration est également très impressionnante, aucune scorie n'a succombé au lifting numérique et la clarté sur les séquences diurnes est indubitablement HD. Certaines séquences nocturnes sont néanmoins plus altérées, quelques arrière-plans demeurent sensiblement confus et les fondus enchaînés entraînent un léger décrochage. Il n'empêche que ce nouveau master 1.33 Haute Définition en met souvent plein les yeux, bien que le film ait été tourné en 16mm pour la télévision, les gros plans sont superbes et la colorimétrie bénéficie d'une vivacité inédite. Les partis-pris esthétiques de Michael Ballhaus, indispensable collaborateur de Rainer Werner Fassbinder, trouvent grâce à cette édition Blu ray un écrin inouï et édifiant.
















Bonus :
8/20
De l'Amour et des contraintes : suppositions sur "Je veux seulement que vous m'aimiez" (1h)
Ce documentaire rétrospectif d'une heure réalisé en 2010 par Robert Fisher donne la parole à l'ensemble des comédiens du film (Vitus Zeplichal, Elke Aberle…), au chef opérateur Michael Ballhaus, au preneur de son Karsten Ulrich (décédé depuis), ainsi qu'aux producteurs du film, le tout étant largement illustré par des images et des photos issues du tournage. A travers de nombreuses anecdotes, tous les intervenants évoquent longuement et avec émotion leur collaboration avec Rainer Werner Fassbinder, l'écriture du scénario (inspiré de faits rééls), les thèmes abordés (la recherche d'amour, l'attente, l'insatisfaction), la casting, la mise en scène, tout en réhabilitant le film jusqu'alors considéré injustement comme une œuvre mineure du réalisateur. Quelques images d'archives rares nous montrent Fassbinder s'exprimant face caméra sur la situation du cinéma allemand ou donnant quelques indications à ses techniciens. La deuxième partie de ce film rétrospectif dresse un parallèle troublant entre la véritable histoire de Rainer Werner Fassbinder et celle racontée dans Je veux seulement que vous m'aimiez avec notamment le rapport du réalisateur avec ses parents et sa quête permanente de reconnaissance.









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